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Au cours des prochaines éditions de votre Pro-Tech-Teur, vous pourrez suivre les aventures et mésaventures de quelques-un(e)s de vos collègues dans le CSSS Story. Bien que ces personnages soient fictifs, il n’en demeure pas moins que certaines de leurs expériences ont été vécues ou seront vécues par plusieurs professionnel(le)s ou technicien(ne)s du CSSSNL.
J’ai constaté que plusieurs des membres du STPSSSNL ne font pas toujours valoir l’intégralité de leurs droits. Cela peut être dû à un manque d’information ou d’intérêt. Il m’apparaît primordial de remédier à la situation rapidement.
Le but du jeu est de s’assurer du respect de ces droits en lien avec des dispositions signées entre votre employeur et votre syndicat.
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J’aimerais vous présenter les candidats ayant fait leur entrée dans le Loft du CSSSNL le mois denier :
Brenda-Lee : 23 ans, technicienne en travail social au CH, mariée, sera maman d’ici septembre; elle a été engagée le 25 septembre 2009
Carole : 26 ans, diététiste, a été engagée le 1er décembre 2009 pour le CSSSNL, travaille au CLSC de St-Jean-de-Matha
Dave : 54 ans, agent de relations humaines, célibataire, demeure à Montréal. Il détient un poste au CLSC Berthier, dans l’équipe Famille Enfance Jeunesse
Murielle : 32 ans, technologue médicale au CH, sur la liste de rappel depuis 4 ans, demeure avec son conjoint qui travaille au CH comme hygiéniste dentaire.

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25 mars 2010 Ce mois ci dans le Loft : la liste de rappel
Brenda-Lee est dans tous ses états car son affectation en Soins physiques se termine d’ici deux semaines. La personne qu’elle remplaçait revient de son congé de maladie plus tôt que prévu. Elle vient tout juste de réaliser qu’elle se retrouvera au chômage si rien ne lui est offert. Elle se dit qu’elle n’avait pas besoin de ce stress, étant donné l’achat de sa nouvelle demeure à l’été dernier. Depuis deux semaines, elle se présente régulièrement au bureau de son patron, Jean Yapaproblème, pour connaître les différentes affectations disponibles. Ce dernier lui dit sans cesse de ne pas s’en faire car ça bouge toujours au CSSS. Brenda-Lee ne se sent pas satisfaite car elle a l’impression que personne ne peut lui fournir l’information exacte concernant les affectations à venir.
À travers les branches, elle a appris que Cynthia, l’une de ses amies aussi TAS, s’est vue offrir une affectation au SAD (soutien à domicile) de Chertsey pour le mois d’avril. De plus, Marc (aussi TAS) a débuté une affectation (congé de maternité) au SAD de joliette, le 10 mars.
La date fatidique approche à grand pas et Brenda ne sait plus à qui se fier. Que doit-elle faire?
a) aller allumer des lampions à l’église de son choix;
b) se fier à son gestionnaire, car il lui a dit que cela s’arrangerait;
c) communiquer avec son syndicat au poste 2785 pour avoir plus d’information;
d) faire sa demande de chômage |
Explication du Maître du Loft : Lorsque vous occupez une affectation depuis une durée de 6 mois consécutifs, votre gestionnaire doit vous fournir un préavis de fin d’affectation de deux (2) semaines. Cela vous permettra d’exercer vos droits de supplantation (article 406.17 des dispositions locales).
De plus, sachez que lorsqu’une affectation de quatre (4) mois et plus devient disponible, vous pouvez quitter votre affectation en autant qu’il reste moins de trente (30) jours à cette dernière.
Dans le cas de Brenda-Lee, deux opportunités semblent s’offrir à elle. Dans un premier temps, elle pourrait supplanter Marc car elle possède plus d’ancienneté, elle répond aux exigences et ses disponibilités correspondent à l’affectation.
Deuxièmement, comme Branda a reçu son avis de fin d’affectation le 25 mars, elle est réputée disponible pour l’affectation de Cynthia, puisqu’il lui reste moins de trente jours à écouler à son affectation temporaire en cours. |
27 mai 2010 Ce mois ci dans le loft : la probation
Depuis son embauche, Carole n’a que très peu vu son gestionnaire (madame Germaine). Elle a du se débrouiller passablement seule dans son nouveau travail. Carole se disait pas de nouvelles bonne nouvelles, elle était persuadée d’obtenir sa probation à la fin du mois.
Ce matin, en arrivant au bureau, Carole prend ses messages :
Madame Germaine : < Bonjour Carole, c’est madame Germaine. Il faudrait se voir le plus vite possible pour discuter de ta probation. Malheureusement, j’ai eu vent que tu avais des difficultés. >
Carole à l'une de ses collègues: < je ne comprend pas ce qui se passe. Je n'ai jamais eu de rencontre d'évaluation avec madame Germaine. Comment peut-elle dire que ça ne va pas bien à 3 semaines de la fin de ma probation.>
Carole est très anxieuse à l'idée de cette rencontre car elle adore son emploi.
Que doit-elle faire ?
A - Annuler la rencontre avec madame Germaine
B - Lancer un sou dans une fontaine et faire un souhait
C - Communiquer avec son syndicat au poste 2785 pour avoir plus d'information
D- Ne rien faire et attendre la rencontre |
Explication du maître du Loft : Depuis l’entrée en vigueur des dispositions locales au printemps 2008, les parties (employeur et syndicat) se sont entendues afin que des modalités soient convenues entre la nouvelle employée et son gestionnaire au moment de l’embauche. C’est à ce moment que le gestionnaire doit s’assurer d’informer le salariée des ces attentes. De plus, dès le départ un échéancier prévisionnel des rencontres d’évaluation doit être communiqué au moment de son embauchage. Ces mesures ont d’ailleurs été négocié afin d’éviter le genre de situation que Carole vit présentement… |
29 Septembre 2010 Ce mois ci dans le loft : Les formations
Murielle à fait une demande de formation qui se déroule à Québec durant la première fin de semaine de mai. Cette formation pertinente à son travail étant donnée les changements technologique à venir. La semaine dernière, son patron, Yvan Lapiasse, lui demande de passer au bureau.
Monsieur Lapiasse : «Salut Murielle. J’ai vu ta demande de formation, que je trouve tout à fait pertinente. Toutefois, tu sais que le budget du service est très restreint. On va faire un petit arrangement, je vais autoriser le paiement de la formation, payer les frais reliés à l’hôtel. En contre partie le transport et les repas seront à ta charge.»
Murielle : «bon, je vais réfléchir à tout ça car je trouve que ça revient cher pour aller en formation.»
Monsieur Lapiasse : « tu sais c’est du donnant donnant, je paie la formation et l’Hôtel, de ton coté, tu paie juste le transport. Il me semble que c’est un bon « deal ». Ça va pouvoir me permettre d’offrir d’autres formations à tes collègues. »
Murielle est ambivalente : Est-ce vraiment un bon « deal »? Que doit-elle faire?
a) accepter avec empressement l’offre de monsieur Lapiasse
b) s’acheter un hybride afin de réduire les coûts d’essence
c) communiquer avec son syndicat au poste 2785 pour avoir plus d’information |
Explication du maître du Loft: Dans un premier temps selon les dispositions nationales (article 5), « SEUL LE SYNDICAT est autorisé à négocier et conclure une convention collective.» Les ententes particulières entres gestionnaire et salariées relative a des conditions de travail différentes ou non prévues à la convention collective ne sont valable en autant qu’elle ait reçu l’approbation écrite du syndicat. Dans le cas de Murielle, la convention prévoit que l’employeur paie les allocations déplacement et les frais de repas «lors d’activité ou cette dernière accomplies ses fonctions à l’extérieur de l’établissement.» Donc si M. Lapiasse autorise la formation, l’ensemble des dépenses sera à sa charge (Transport, repas couché et coût de formation. Négocier d’autre arrangement sans la participation de son syndicat est illégal. |
8 Février 2011 Ce mois ci dans le loft : le temps supplémentaire
Branda Lee technicien discute avec son collège Dave qui est Agent de Relation Humaine à l’urgence du centre hospitalier. Ce dernier se questionne car la semaine dernière suite accident de la route ayant fait plusieurs blessés graves, il a dû terminer à 1 heures du matin afin d’accompagner les familles. Son patron Roger Bellefaçon le félicite de son bon travail et l’informe qu’il pourra reprendre son temps plus tard. Dave ayant fait des rénovation sur sa maison aurait bien apprécié être payé pour les heures supplémentaire. C’es à ce moment que Branda Lee, toujours bien informé de ses droit, à mis un doute dans l’esprit de Dave : « Es-tu certain que tu ne doit pas être payé après 35 heures de travail? »
Que devrait faire Patrick ?
a) - Ne pas faire de chicane et faire de belle façon à M Bellefaçon puis reprendre son temps.
b) - Ne plus faire de temps supplémentaire malgré la demande de son gestionnaire
c) - Contacter son syndicat au poste 2785 |
Explication du maître du loft : Tout travail fait en plus de la journée régulière ou de la semaine régulière approuvé ou fait à la connaissance du supérieur immédiat et sans objection de sa part, est considéré comme du temps supplémentaire.
Pour les techniciens, le temps supplémentaire est rémunéré aux taux et demi de son salaire. Toutefois, bien qu’aucune autre disposition n’ait été négocié entre le syndicat et l’employeur, le syndicat ne s’oppose pas à ce que ces membres techniciens reprennent leur temps mais toujours à taux et demi.
Pour les professionnels, la convention collective prévoit que les heures de temps supplémentaire sont reprises en temps (simple) dans un délai de trente jours. Dans le cas ou l’employeur est dans l’impossibilité de respecter ce délai, il paiera le temps sup. à taux simple. Cette dernière règle s’applique dans la mesure on un professionnel ne fasse pas plus de 40 heures dans une semaine. Le code du travail prévoit qu’après 40 heures, le temps de travail est rémunéré à taux et demi. Le travailleur et l’employeur peuvent s’entendre pour que ce temps sup. soit repris en temps. |
12 Avril 2011 Ce mois-ci dans le loft : l’invalidité
Tancrède, intervenant en soins spirituels, a reçu une bien mauvaise nouvelle cette semaine. Madame De Lasuspicieuse du Service de santé l’a informé par correspondance qu’il est évincé du LOFT CSSS cette semaine. Tancrède, suite à d’importants problèmes personnels, est en invalidité depuis maintenant trois ans. Suite à une conversation avec son médecin, Tancrède croyait être en mesure de réintégrer le loft dans un délai raisonnable.
Que doit-il faire ?
A - Envoyer une lettre de bêtises à Madame De Lasuspicieuse
B - Se chercher un autre emploi
C - Contacter son syndicat au poste 2785 |
Explication du Maître du loft : Auparavant, de façon majoritaire, les arbitres avaient statué qu’après une absence de trois ans pour une invalidité, il n’était pas déraisonnable pour un employeur de mettre fin au lien d’emploi qui l’unissait à son employé. Depuis lors, les droits du travail ont évolué et les employeurs ne peuvent plus prendre ce genre de décision sans une évaluation sérieuse du dossier médical de leur employé. Dans la mesure où ce dernier peut réintégrer son travail dans un délai raisonnable, le délai de trois ans ne peut plus s’appliquer unilatéralement. |
Également ce mois-ci dans le loft : L’horaire 4 jours / 32heures
Brenda-Lee a eu l’information qu’un changement d’horaire est possible dans le loft. Deux lofteuses lui ont fait miroiter les avantages de faire 32 heures en quatre jours. Brenda-Lee fait donc sa demande à son supérieur immédiat, Madame Snyder. Cette dernière, sans aucune explication, l’informe que cette offre est re-fu-sée. Brenda-Lee ne sait pas quoi faire.
Que lui conseillez-vous ?
A - S’inscrire au Banquier pour courir la chance de dire Bye Bye boss!
B - Continuer son horaire de cinq jours et refaire une demande l’année prochaine
C - Contacter son syndicat au poste 2785 |
| Explication du Maître du loft : Il y a maintenant plus d’un an, votre syndicat et l’employeur se sont entendus sur l’application de l’horaire 4 jours / 32 heures. L’employeur ne peut refuser cet horaire, à moins d’un motif valable. Dans le cas de refus, communiquez avec votre syndicat qui évaluera si le refus de l’employeur est justifié. Si le refus est non justifié, le syndicat vous conseillera de déposer un grief. |
À SUIVRE... |
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